Septembre en Or en Ostrevent : Mobilisés contre les cancers pédiatriques 💛

Septembre en Or en Ostrevent : Mobilisés contre les cancers pédiatriques 💛

Septembre en Or en Ostrevent : Mobilisés contre les cancers pédiatriques 💛

 

Chaque année en France, près de 2 500 enfants, adolescents et jeunes adultes sont frappés par le cancer, faisant de cette maladie la première cause de décès par maladie chez les plus d'un an. Alors que le mois de septembre se pare de doré à l'échelle internationale pour sensibiliser le public et accélérer la recherche, la CPTS Cœur d'Ostrevent se mobilise aux côtés des familles, des soignants et des associations pour porter haut ce combat de proximité.

 

1. UN DÉFI RÉGIONAL : L'URGENCE DE LA PRÉVENTION DANS LES HAUTS-DE-FRANCE

Notre région fait face à une situation sanitaire complexe qui exige de transformer notre approche de la santé :

📈 Une surmortalité régionale marquée : Les Hauts-de-France affichent la mortalité par cancer la plus élevée de France, avec une surmortalité de +19 % chez les hommes et de +11 % chez les femmes.

🚨 Vigilance en Douaisis et Ostrevent : Sur le secteur de Douai, la mortalité prématurée (avant 65 ans) surpasse de 45 % la moyenne nationale pour certaines pathologies, rendant l'information médicale et le dépistage précoce indispensables.

🧒 Le fléau chez les plus jeunes : À l'échelle nationale, ce sont près de 1 800 enfants de moins de 15 ans (dont 180 nourrissons) et environ 2 500 jeunes de moins de 20 ans qui sont diagnostiqués chaque année. Un enfant sur cinq ne survit malheureusement pas à la maladie, une réalité intolérable contre laquelle nous devons agir collectivement.

 

2. COMPRENDRE LA DIFFÉRENCE : POURQUOI LES CANCERS DE L'ENFANT SONT UNIQUES

Traiter un cancer pédiatrique n'est pas une simple question d'ajustement de dose d'un traitement pour adulte. 

Biologiquement, ces cancers sont radicalement distincts :

🚬 Adulte vs Enfant : Chez l'adulte, les cancers sont fréquemment liés au mode de vie (tabac, alcool, expositions solaires, alimentation). Chez l'enfant, le cancer est qualifié de « maladie du développement » : il naît d'anomalies survenues lors de la croissance cellulaire, parfois dès la vie fœtale.

Des causes largement inconnues : Moins de 10 % des cancers infantiles ont une origine génétique héréditaire. Pour l'immense majorité des cas, aucun facteur de risque environnemental ou comportemental n'est clairement établi à ce jour.

🔬 Des types spécifiques : Les pathologies les plus fréquentes chez l'enfant sont les leucémies (environ 30 % des cas), les tumeurs cérébrales et du système nerveux central (environ 25 %) et les lymphomes (environ 10 %). Chez les moins de 5 ans, on observe principalement des tumeurs embryonnaires (neuroblastome, néphroblastome ou rétinoblastome), qui représentent un quart des diagnostics.

 

3. LES SIGNES D'APPEL : LES RÉFLEXES DE VIGILANCE À ADOPTER EN FAMILLE

Puisque les cancers pédiatriques ne peuvent pas être évités par des changements de comportement ou de mode de vie, notre meilleure arme de prévention est le dépistage et le repérage ultra-précoce des premiers symptômes]. La CPTS Cœur d'Ostrevent invite les parents, les enseignants et les soignants à être attentifs à l'apparition de ces signes d'appel persistants ou inexpliqués :

🌡 Fièvre prolongée et inexpliquée : Une température qui reste élevée sans raison évidente (en l'absence d'une infection banale diagnostiquée).

🩸 Pâleur, fatigue extrême et bleus anormaux : Une pâleur inhabituelle (anémie), une fatigue que le sommeil ne répare pas, ou l'apparition de bleus (ecchymoses) au moindre choc, de taches rouges sous la peau (pétéchies) ou de saignements fréquents du nez ou des gencive.

🤕 Maux de tête fréquents et vomissements : Notamment s'ils surviennent le matin au réveil, s'ils se répètent ou s'ils s'accompagnent de troubles de l'équilibre ou de la marche.

🤰 Gonflement ou masse inhabituelle : Une grosseur suspecte perçue au niveau du ventre (abdomen), du cou, des aisselles ou de l’aine.

👁 Anomalie de la pupille ou strabisme : Un reflet blanc étrange dans la pupille de l'enfant (par exemple sur une photo au flash, semblable à un reflet d'« œil de chat » ou leucocorie) ou un strabisme (œil qui louche) d'apparition soudaine.

🦴 Douleurs osseuses ou articulaires : Des douleurs aux bras ou aux jambes persistantes qui réveillent l'enfant la nuit ou le font boiter de manière inexpliquée.

 

💡 L'apparition de l'un de ces signes ne signifie pas que votre enfant a un cancer, mais elle doit impérativement faire l'objet d'une consultation médicale chez votre médecin traitant ou votre pédiatre pour en déterminer la cause.

 

4. LE DÉFI DE LA RECHERCHE : GUÉRIR PLUS ET GUÉRIR MIEUX

Grâce à la recherche clinique, le taux de survie globale à 5 ans est passé de 30 % dans les années 1960 à environ 80 % à 83 % aujourd’hui.  Cependant, deux défis majeurs persistent :

🩹 Le drame des séquelles : Près de deux tiers des enfants guéris gardent des séquelles lourdes à vie (problèmes cardiaques, neurologiques, cognitifs ou risques de seconds cancers à l'âge adulte) dus à la toxicité des traitements sur leur jeune organisme en pleine croissance.

💸 Un sous-financement historique : Les cancers de l'enfant sont considérés comme des maladies rares. De ce fait, moins de 3 % des financements publics de la recherche sur le cancer leur sont alloués, ce qui manque d'attractivité pour l'industrie pharmaceutique.

L'espoir au cœur des innovations : Grâce aux dons et aux associations, les lignes bougent :

MAPPYACTS (2016-2028) : Ce programme européen de médecine personnalisée a permis à plus de 3 000 enfants en rechute d'avoir un séquençage génomique de leur tumeur pour bénéficier de thérapies ciblées sur mesure.

L’essai BIOMEDE : Dans le gliome infiltrant du tronc cérébral (tumeur cérébrale inopérable historiquement foudroyante), cet essai international a documenté pour la première fois des « longs survivants » toujours en vie 6 ans après le diagnostic.

La Ligue contre le cancer a investi 15,6 millions d'euros ces 5 dernières années, appuyée par l'opération « Tous unis contre le cancer des enfants » dans les magasins E. Leclerc.

 

5. UN SÉISME AU QUOTIDIEN : ACCOMPAGNER LA FAMILLE ET MAÎTRISER LA DOULEUR

Lorsqu'un enfant tombe malade, c'est toute la famille qui subit un véritable « tsunami » 

👨‍👩‍👧‍👦 La cellule familiale chamboulée : Les parents doivent concilier les soins à l'hôpital et leur activité professionnelle. Heureusement, des victoires législatives portées par le collectif d'associations ont permis de doubler la durée des congés de présence parentale (passant à 620 jours continus). Le quotidien des frères et sœurs est également lourdement impacté.

🧸 Le bien-être à l'hôpital : Les associations comme Imagine for Margo financent des ateliers de bien-être, de socio-esthétique et de stand-up (comme à Gustave Roussy) pour réintroduire le jeu et le rire dans le parcours de soin.

🩹 La gestion de la douleur : L'initiative « Même pas mal » de l'association Tout le monde contre le cancer forme les parents et les soignants à l'utilisation de techniques innovantes pour mieux gérer la douleur physique et l'anxiété de l'enfant lors des examens et traitements.

 

6. MOBILISONS-NOUS ENSEMBLE EN OSTEVENT !

La CPTS Cœur d'Ostrevent incite chaque citoyen et professionnel du territoire à devenir acteur de la solidarité :

👉 Vous êtes habitant du territoire ?

Portez le ruban doré : Symbole international de la lutte contre les cancers pédiatriques, il montre votre soutien aux petits guerriers et brise le tabou de la maladie.

Faites un don par SMS : Envoyez le mot « ENFANT » au 92 250 pour faire un don rapide de 5 € à la Fondation Gustave Roussy au profit de la recherche.

Bougez solidaire : Participez à la course caritative annuelle « Enfants sans Cancer » organisée par Imagine for Margo (100 % des dons collectés sont reversés à la recherche) ou rejoignez les initiatives locales de « Septembre Bouge ».

 

👉 Vous êtes professionnel de santé de la CPTS ?

Renforcez votre vigilance : Soyez attentifs aux signes d'appel précoces lors de vos consultations pédiatriques ou de médecine générale.

Sécurisez le parcours de soins : Facilitez la transition ville-hôpital, orientez les familles vers les dispositifs de support locaux (travailleurs sociaux, psychologues, kinésithérapeutes) et utilisez la Carte Santé de la CPTS pour recenser l'équipe traitante coordonnée.

 

LE MOT DE LA FIN

En Ostrevent, nous transformons la solidarité territoriale en un véritable bouclier de proximité. « Septembre en Or » nous rappelle qu'aucun enfant ne devrait avoir à mener ce combat seul. En alliant vigilance précoce, soutien aux familles et engagement pour la recherche, nous faisons de la prévention et de la coordination de véritables moteurs de vie. Ensemble, offrons à nos enfants un avenir sans cancer ! 💛🌟

Sources : Cet article a été rédigé à partir des données épidémiologiques de l'Institut National du Cancer (INCa - 2024), de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS - 2026), des rapports de la Ligue contre le cancer, des publications scientifiques de l'Institut Curie, de l'Institut Gustave Roussy et de l'association Imagine for Margo (2025/2026).